Croissance et environnement : peut-on les concilier ?

Biodiversité et énergie durable

Leur croissance a permis à plusieurs pays de connaître l’amélioration de leur économie et des conditions de vie de leurs habitants. Néanmoins, celle-ci ne se réalise pas sans causer des dommages sur les ressources naturelles, la biodiversité et le climat. La question qui se pose est alors : serait-il possible de concilier la croissance économique et la préservation de l’environnement ?

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La croissance et ses effets sur l’environnement

Pour mesurer la croissance économique, le PIB (produit intérieur brut) est sans doute l’indicateur le plus souvent utilisé. Cette croissance rime généralement avec la production. Pour croître, ceux travaillant dans le secteur productif sont constamment à la recherche de nouveaux marchés. Cela entraîne souvent un recours aux ressources naturelles, une multiplication de lieux de transformation, une hausse du transport et une augmentation de la quantité de matériaux employés et des combustibles fossiles.

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Ainsi, la croissance améliore certainement le niveau de vie, mais peut engendrer des conséquences environnementales importantes et de fortes émissions de CO2. Celles-ci menacent l’environnement et la biodiversité et, avec, l’équilibre de l’écosystème en polluant et en épuisant les ressources naturelles (énergétiques, halieutiques, etc.) et non renouvelables.

Selon certains partisans de la croissance, ces impacts environnementaux restent une conséquence malheureuse à laquelle il est possible d’y remédier en réduisant les coûts. La conciliation de la croissance et de l’environnement nécessiterait par conséquent une optimisation des processus de production, un recours à des technologies vertes et un comportement écolo-responsable de chacun.

Comment réussir l’alliance ?

On espère concilier environnement et croissance en investissant dans la green economy. Celle-ci consiste à produire, tout en gardant comme valeur la valorisation et le respect de la nature. Ce qui engendre une réduction des risques environnementaux et des pénuries de ressources, tout en améliorant le bien-être humain et la justice sociale.

Ainsi, est promise la diminution d’émissions de dioxyde de carbone et de la pollution. Mais la préservation de la biodiversité et un meilleur rendement avec une utilisation de peu de ressources naturelles sont aussi au programme. Pour réaliser tout cela, on aura recours aux énergies renouvelables, à des constructions écologiques, à des moyens de transport et infrastructures plus respectueux de l’environnement. Cela demanderait également une bien meilleure gestion de l’eau et des déchets.

Toutefois, cette transition requiert des coûts additionnels liés à l’utilisation des nouvelles technologies. La production de voitures électriques, par exemple, dépend de l’extraction de certaines ressources (en particulier le lithium), contribuant à de nouveaux risques de destructions environnementales. Les énergies renouvelables, en remplacement des carburants fossiles, demandent l’instauration de nouvelles infrastructures (centrales, bornes de recharge, lignes à haute tension, etc.).

Se tourner vers une croissance verte augmenterait alors l’empreinte matérielle et risquerait de multiplier davantage les potentiels dommages environnementaux. En ce sens, coupler la croissance et l’environnement n’est pas impossible, mais demeure surtout bénéfique dans le domaine de la lutte contre le dérèglement climatique.